Parcelles suivies par Arvalis Institut du Végétal

L’essai système de la Motte est un système biologique céréalier sans élevage, suivi depuis 2003 par Arvalis Institut du Végétal. Cet essai se situe sur le site de la Bergerie de Villarceaux (95), propriété de la Fondation Charles Léopold Meyer pour le Progrès l’Homme (FPH, fondation suisse). L’EARL du Chemin neuf est en charge du suivi des opérations culturales sur les 8 parcelles d’environ 8 hectares de la Motte. Une rotation de 8 ans est mise en place[1], tous les termes de la rotation sont implantés chaque année.

Les parcelles de l’essai mesurent 120 m de large et sont séparées par des bandes enherbées ou des haies.

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Je mets en place les suivis auxiliaires pour les terricoles épigés (protocoles plaques invertébrés terrestres et Barber) sur l’ensemble des 8 parcelles de l’essai. Les individus issus des piégeages au pot Barber sont identifiés à l’espèce, une dégradation sera appliquée par la suite en laboratoire pour disposer de l’identification proposée par le protocole simplifié. J’ai débuté les relevés le lundi 15 avril pour ces deux protocoles. Un relevé par semaine est effectué jusqu’à début juillet.

J’ai disposé deux paires de pièges cornets sur des bandes enherbées : l’une entre la Motte 6 et la Motte 7 (mélange triticale/pois et blé) et l’autre entre la Motte 3 et la Motte 4 (luzerne de seconde année et luzerne de première année). En parallèle, je mets en place le protocole pour les cuvettes jaunes sur les 4 parcelles jouxtant les pièges cornet (Mottes 3-4-6-7). Les syrphes collectés par ces deux protocoles sont identifiés à l’espèce, les micro-hyménoptères sont comptabilisés. De la même manière qu’avec les protocoles pour les terricoles épigés, les informations obtenues seront dégradées pour obtenir l’identification proposée par le protocole simplifié. Les premiers relevés pour les paires de pièges cornets ont débuté le 29 avril, les cuvettes jaunes seront disposées le 27 mai (délai de livraison). Là-aussi, chaque piège est relevé chaque semaine, et ce jusqu’à début juillet.

Ségolène Plessix- Arvalis Institut du Végétal



[1] luzerne-luzerne-blé tendre d’hiver-tournesol-féverole de printemps-blé tendre d’hiver -mélange triticale/pois – avoine de printemps

Suivis d’auxiliaires en parcelles agroforestières

En ce printemps/été 2013, l’équipe d’Agroof se replonge dans les suivis de biodiversité auxiliaire grâce au projet AuxiMORE. Pour cette phase de test des protocoles, Agroof s’est lancé dans le suivi de deux parcelles agroforestières sur des sites de référence : Le domaine expérimental de Restinclières (Hérault) et le domaine de Roumassouze (Gard).

  • Sur le domaine expérimental de Restinclières, la parcelle suivie présente un assolement de pois protéagineux associé à des lignes de noyers hybrides âgés de 18-19 ans. Ce site dispose d’un témoin agricole, c’est-à-dire d’une partie cultivée sans les arbres sur laquelle les suivis sont également effectués. Cela nous permettra de comparer les modalités avec et sans arbres.
  • Sur le domaine de Roumassouze, la parcelle suivie présente un assolement de pommes de terre associé à des lignes de merisiers, tilleuls et muriers âgés de 15 ans. Cette année, la parcelle ne dispose pas de témoin agricole. Seule la modalité agroforestière est donc suivie.

Ces deux parcelles font l’objet de suivis « d’auxiliaires rampants » et « d’auxiliaires volants » selon les protocoles dit « élaborés ». Nous n’avons toutefois pas pu mettre en place de tentes malaise/pièges à cornet cette année, ce sera donc pour l’année prochaine !

Figure 1 - cuvette restinclièresagroof

Crédit photo : Agroof

En agroforesterie, avec la présence des lignes d’arbres intraparcellaires, la disposition des pièges est forcément différente des parcelles sans arbres. D’autant plus que sur ces sites, l’espacement entre ces lignes est relativement faible (10 à 13m): Schéma des dispositifs de piégeage

Ainsi, en plus d’acquérir des références sur la biodiversité de ces parcelles et l’impact des lignes d’arbre sur cette dernière, cette première année de test est également l’occasion de voir comment l’on peut adapter ces protocoles à des systèmes agroforestiers en grandes cultures. De nombreuses améliorations sont surement possibles et c’est là tout l’intérêt du projet.

De plus, et c’est un élément d’importance : Agroof n’est pas seul. L’équipe accompagne un groupe de 8 agriculteurs locaux qui ont souhaités suivre la biodiversité auxiliaires sur leurs parcelles en grandes cultures. Certains pratiquent l’agroforesterie, d’autres non. Grâce à ces volontaires et aux discussions engagées toutes les deux semaines, certains retours intéressants commencent à émerger…mais cela sera pour un autre billet 😉

Figure 4 - Auximore agriculteurs vézénobres crédit photo : Agroof

Camille Béral, pour l’équipe d’Agroof !

EPL de Dijon Quétigny : Des inventaires d’auxiliaires dans un objectif pédagogique et de démonstration.

Dans le cadre de son projet BIODIVEA (Biodiversité dans les exploitations agricoles), l’EPL de Dijon Quétigny met en place différents protocoles d’inventaire des auxiliaires de culture sur sa ferme expérimentale et pédagogique de Tart le Bas.

L’exploitation située dans une zone d’open field de la plaine dijonnaise est divisée en deux zones :

-Une zone Z30 avec une réduction d’intrants de moins 30% par rapport aux pratiques de l’agriculture conventionnelle de la plaine

-Une zone Z50 avec une réduction d’intrants de moins 50% et présentant quelques aménagements ( Haies et bandes enherbées)

4 parcelles différentes sont inventoriées dans la Z30 (Soja, blé tendre d’hiver, orge d’hiver et moutarde brune) ainsi que 5 dans la Z50 (Culture de luzerne , pois d’hiver, orge de printemps, maïs grain et blé tendre d’hiver) depuis le 29 Avril.

Les carabidés sont recensés grâce à un dispositif de pièges Barber avec liquide de conservation ( 3 pots en bordure de parcelle et 3 pots en milieu de parcelle).La détermination s’effectue à l’espèce sous la loupe binoculaire.

Des planches de peuplier ont été disposées sur 3 parcelles

Une tente Malaise placée au milieu du parcellaire et le long d’une bande enherbée le 14 Mai permet de recenser depuis le 21 Mai les insectes volants et notamment les Syrphes.

Il est prévu que plusieurs classes de l’établissement soient associées à ces inventaires de biodiversité :

–          Une classe de seconde et une classe de première STAV  ainsi que les apprentis du CFA effectueront les relevés des plaques encadrés par des enseignants d’Agronomie et/ou de Biologie

–          Les BTS « Agronomie et productions végétales » participeront aux relevés des pièges Barber. Les résultats obtenus sur les différentes parcelles devraient dégager des tendances exploitables dans un module de formation intitulé « Régulations bio-écologiques au sein de l’agrosystème »

Deux stagiaires (Un stagiaire Master 1 de l’Université de Tours et une stagiaire GPN de l’EPL de Lons le Saunier) sont accueillis sur l’exploitation depuis début Avril. Ils assurent l’essentiel des relevés, des déterminations et jouent un rôle important dans l’animation des classes sur le terrain.

Signalons toutefois que de violentes inondations ont affecté le département de la Côte d’Or. Sur notre exploitation située entre deux rivières, les crues se sont conjuguées à une remontée de la nappe. Les eaux ont envahi nos parcelles emportant plaques et la plupart des pièges Barber.

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Crédit photo : EPLFPA : établissement public local de formation professionnelle agricole Dijon

Espérons un retour à un temps plus clément et à des normes saisonnières qui nous permettent d’effectuer correctement ces relevés.

 Geneviève.CODOU-DAVID Enseignante Biologie-Ecologie  Chargée de mission  « Biodiversité en milieu agricole »

 

Venez participer au tournage de vidéos !

Nous profitons de cette occasion pour faire également un appel à candidats ! Si vous mettez déjà en place les protocoles de suivi et que vous en maitrisez le déroulement, alors n’hésitez pas à nous contacter pour en faire la démonstration devant la caméra d’Agroof. Votre implication nous aidera à réaliser des vidéos pratiques sur la mise en place et le suivi de ces protocoles. Elles viendront illustrer le « mini-site internet responsive » et aideront ainsi les agriculteurs dans leurs suivis d’auxiliaires en grandes cultures.

Merci d’avance

Camille Béral – Agroof

Les suivis Auximore en Deux-Sèvres

Pour 2013, nous nous proposons de suivre 7 parcelles en paysage de plaine et 6 parcelles en paysage de Bocage. Toutes les parcelles feront l’objet de suivis « auxiliaires rampants » et 3 seulement feront l’objet de suivis « auxiliaires volants ». Que ce soit rampant ou volant, ce sont les protocoles élaborés qui seront appliqués avec suivi des auxiliaires mais également des ravageurs.

Les parcelles suivies le sont également dans le cadre du programme « Agriculture et Biodiversité » animé par la Chambre d’Agriculture des Deux-Sèvres qui vise à sensibiliser les agriculteurs à l’intérêt du contrôle biologique des ravageurs par conservation des habitats. Dans le cadre de ce programme, il s’agit de créer des références locales permettant aux agriculteurs de se familiariser avec cette technique qui constitue une des alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires, pour pouvoir l’adapter sur leur exploitation.

Sur le bocage, la culture suivie est le blé. Dans ce cas, notre objectif est de montrer que si on veut produire des céréales en bocage c’est possible tout en conservant un maillage de haies fonctionnel. On s’intéresse au rôle brise-vent des haies et à son effet sur le rendement des cultures et à son rôle de réservoir de biodiversité pour la lutte contre les ravageurs des cultures.

Sur la plaine, les cultures suivies sont plus diversifiées: 1 luzerne de 2 ans, 1 pois, 1 colza, 3 blé dont un en agriculture biologique et  1 parcelle en tournesol. Ici, notre objectif est de mesurer l’effet des aménagements sur les populations d’auxiliaires et de ravageurs. C’est ainsi que sur le groupe de la plaine, un programme de plantation de haies et d’implantation de bandes enherbées fleuries a vu le jour avec huit agriculteurs volontaires.

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Credéit photo : Chambre d’agriculture des deux sèvres.
 Les protocole carabe élaboré et protocole auxiliaires volants élaboré. En premier plan, la bande enherbée implantée par l’agriculteur il y a 3 ans.

Dans le cadre d’Auximore, les premiers relevés, auxiliaires rampants et volants, ont démarré, sous un ciel menaçant, la semaine du 6 mai. Si la récolte des pots barber est plutôt satisfaisante, celle des cuvettes jaunes et les observations BSV et quadrats sont assez voire très maigres. Espérons que la météo sera plus clémente en juin.

Claire Grimaldi – Chambre d’Agriculture des Deux Sèvres

Les parcelles suivies à Boigneville (91)

Dans le cadre de sa participation à Auximore Arvalis-Institut du végétal mets en place les protocoles de suivis à Boigneville. Les parcelles d’expérimentation qui feront l’objet du suivi auxiliaires/ravageurs sont définies au nombre de six. Trois d’entre elles sont actuellement  cultivées en blé tendre d’hiver (BTH), les trois autres en orge de printemps (OP) (figure 1).

Chaque parcelle est au moins délimitée par une haie + bande enherbée de 4 m. Les dispositifs de suivi seront majoritairement situés à 10 m puis à 50 m de l’aménagement selon les protocoles, certains comme les pièges Cornet – pièges de suivi des volants – seront positionnés dans les couloirs de vols au niveau des bandes enherbées (figure 2 ).

Les dispositifs de piégeage sont installés sur les parcelles selon les protocoles élaborés. Cependant, les informations obtenues seront dégradées en laboratoire afin d’obtenir des résultats pour les méthodes de suivi simplifiées.

 Les dates de relevés commenceront le lundi 13 Mai 2013 et s’effectueront une fois par semaine  sur une période de six semaines minimum. Si les moyens humains le permettent, les relevés se prolongeront jusqu’aux moissons.

Voila, pour les parcelles suivies par Arvalis en 2013 !

Diane Dentinger – ARVALIS Institut du Végétal

Lancement officiel du guide de terrain

Bonjour à tous,

En tant que membre de cette Tâche 2, j’ai le plaisir de vous informer que le guide de terrain est prêt. Vous étiez nombreux à l’attendre et malgré un léger retard de calendrier, le voilà enfin !

Ce guide va devenir votre meilleur ami dans les mois à venir, il a vocation à vous accompagner pendant toute la durée des expérimentations. Vous y trouverez :

–          Une présentation générale (projet, objectifs, auxiliaires et ravageurs suivis)

–          Les dispositifs de piégeage (informations nécessaires à leur mise en place et relevé)

–          Les fiches de relevé par protocole : identification des auxiliaires et ravageurs  avec description et illustration

Les partenaires du projet ont donc pu découvrir en exclusivité Le fameux guide de terrain et ainsi commencer à se familiariser avec les futurs suivis qui concernent les auxiliaires volants et les auxiliaires rampants.Une synthèse du guide est disponible ici. Pour les non-partenaires souhaitant participer à l’aventure il vous suffit de remplir la Convention de partenariat Auximore et de la renvoyer à la Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie à Régis wartelle Chef de projet.

« Accessibilité et Appropriation » ont été les maitres mots pendant la conception de ce guide, mais comme vous le savez la perfection n’existe pas. C’est pourquoi je vous encourage à poster en commentaire toutes vos questions ou doutes sur la mise en place des protocoles.

Lucie Lausecker – Muséum National d’Histoire Naturelle –