Les fiches bibliographiques ravageurs et auxiliaires à la relecture des experts

Les versions de travail des fiches bibliographiques prévues dans la tâche 1 sont désormais terminées !
Concernant les ravageurs, 22 fiches sont disponibles. Elles concernent les ravageurs majeurs des principales grandes cultures : le charançon du bourgeon terminal sur colza, la pyrale du maïs… Pour les auxiliaires, ce sont 7 groupes ou familles qui font l’objet de fiches. On y trouve des informations sur la biologie et l’écologie des ravageurs et auxiliaires, les conséquences des attaques des ravageurs et les moyens de lutte agronomique, chimique ou biologique, l’effet des éléments du paysage ou encore l’existence d’outils d’aide à la décision…

Pour leur création, je me suis appuyée sur la base de données bibliographique Access mise au point par l’ACTA et le CETU INNOPHYT, sur la synthèse bibliographique du CETU « Revue bibliographique : Etat de la présence des insectes auxiliaires en grandes cultures et méthodes de piégeage », ainsi que sur de la bibliographie extérieure. Parfois, certaines informations de la base de données étaient imprécises, ou n’étaient plus d’actualité (notamment pour l’utilisation de certains produits phytosanitaires). J’ai donc consulté d’autres sources, en grande majorité des articles rédigés par des experts appartenant aux instituts techniques agricoles, ainsi que l’index phytosanitaire ACTA 2013.

Les fiches sont désormais soumises à des experts, partenaires d’AuxiMore ou non. Elles doivent être validées avant leur diffusion car seule une faible part de toute la littérature disponible a été étudiée. Des corrections, précisions et rajouts sont donc les bienvenus.
Par exemple, j’ai déjà eu un retour pour les fiches sur les limaces et les taupins. Les remarques concernent par exemple les dégâts potentiels qui sont revus à la hausse pour les taupins, la répartition géographique selon les espèces de taupins, le seuil de nuisibilité des taupins sur maïs qui a été abaissé, le rajout de l’espèce Arion distinctus pour les limaces, l’ajout de l’orthophosphate de fer comme substance active molluscicide…

Laura Bruchon, stagiaire à l’ACTA

Les suivis biodiversité du CETIOM

Le CETIOM (Centre Technique interprofessionnel des Oléagineux et du Chanvre) a mis en place cette année des suivis visant principalement à faire un état de la biodiversité présente dans les parcelles de chanvre en comparant avec ce qui est observé à la même période dans du colza ou du tournesol. De par ses caractéristiques intrinsèques (bonne couverture du sol) et l’absence de traitements phytosanitaires, le chanvre peut potentiellement permettre le maintien et le développement d’un grand nombre d’organismes, en particulier des organismes dits utiles.

9 parcelles sont suivies dans l’Aube, réparties dans trois paysages différents. Sur chaque site, une parcelle de chaque culture est suivie. Chaque parcelle est ainsi équipée de 5 pots Barbers situés à 50 m d’une bande enherbée et de 2 cuvettes jaunes sur végétation, une à 10 et l’autre à 50 m de la même bande enherbée.

Nous effectuerons des relevés chaque semaine. Parallèlement aux prélèvements, nous notons également les données météo (pluviométrie, températures, rayonnement cumulé sur la semaine écoulée) ainsi que le stade de développement de la culture, la hauteur de la strate, les interventions agricoles, ou toute autre observation qui pourrait être utile lors du traitement des données.

Nous allons donc recenser les prédateurs du sol (carabes, araignées et staphylins), les auxiliaires volants (chrysopes, syrphes, hyménoptères parasitoïdes, pollinisateurs…) ainsi que les ravageurs (méligèthes, charançons, limaces…).

Ses suivis permettront d’apporter de premiers éléments sur l’intérêt du chanvre en tant que réservoir à auxiliaires. Nous regarderons également l’influence du climat et du paysage sur les captures et nous déterminerons le potentiel de régulation des parcelles en mettant en parallèle les populations des ravageurs et d’auxiliaires. D’autre part, ces données alimenteront la base de données d’Auximore.

Avec ces suivis, les professionnels de la filière du chanvre pourront étoffer leurs arguments en démontrant un des intérêts d’insérer du chanvre dans la rotation. Dans le cadre d’Auximore, ces données participeront aux études de mises au point de protocoles simplifiés.

Raphaël Planhard – CETIOM

Des nouvelles sur les systèmes de cultures innovants

Après vous avoir donné des nouvelles de l’ACTA concernant la tâche 1, en voici sur la tâche 3 !

Cette dernière est la deuxième partie de mon stage de fin d’étude. Elle est en lien direct avec la 1ère. En effet, les données bibliographiques de la BDD construite dans la tâche 1 vont être utilisées afin de concevoir des systèmes de culture innovants, ainsi que des arbres décisionnels avec l’outil DEXi (tâche 3.2). Ces derniers seront envisagés à trois échelles : experts, conseillers et agriculteurs.

C’est en collaboration avec l’INRA de Nancy que l’ACTA réalisera ceci. Les arbres de décision évalueront des systèmes de culture en termes de « potentiel auxiliaires » et de pression en ravageurs. Les données d’entrée dont l’outil a besoin sont les pratiques culturales, l’environnement de la parcelle et ses aménagements paysagers.

Bien évidemment, les arbres ne porteront pas sur tous les ravageurs et auxiliaires existants en grandes cultures. Seuls certains d’entre eux ont été sélectionnés par le groupe de travail, en fonction de leur grande nuisibilité ou de l’importance de leur rôle de régulation. Concernant les ravageurs, ce sont les pucerons d’automne et de printemps, les limaces, les taupins, la pyrale, la chrysomèle, et pour les auxiliaires, les micro-hyménoptères, les carabes, les syrphes et les araignées.

Le groupe de travail réalisera au départ des arbres les plus détaillés possibles puis il les simplifiera afin qu’ils soient accessibles aux conseillers et agriculteurs.

Une rencontre entre l’ACTA et l’INRA de Nancy a eu lieu mi-mai afin d’initier la création des arbres.

Laura Bruchon, stagiaire à l’ACTA

Parcelles suivies par Arvalis Institut du Végétal

L’essai système de la Motte est un système biologique céréalier sans élevage, suivi depuis 2003 par Arvalis Institut du Végétal. Cet essai se situe sur le site de la Bergerie de Villarceaux (95), propriété de la Fondation Charles Léopold Meyer pour le Progrès l’Homme (FPH, fondation suisse). L’EARL du Chemin neuf est en charge du suivi des opérations culturales sur les 8 parcelles d’environ 8 hectares de la Motte. Une rotation de 8 ans est mise en place[1], tous les termes de la rotation sont implantés chaque année.

Les parcelles de l’essai mesurent 120 m de large et sont séparées par des bandes enherbées ou des haies.

arvalis 2

Je mets en place les suivis auxiliaires pour les terricoles épigés (protocoles plaques invertébrés terrestres et Barber) sur l’ensemble des 8 parcelles de l’essai. Les individus issus des piégeages au pot Barber sont identifiés à l’espèce, une dégradation sera appliquée par la suite en laboratoire pour disposer de l’identification proposée par le protocole simplifié. J’ai débuté les relevés le lundi 15 avril pour ces deux protocoles. Un relevé par semaine est effectué jusqu’à début juillet.

J’ai disposé deux paires de pièges cornets sur des bandes enherbées : l’une entre la Motte 6 et la Motte 7 (mélange triticale/pois et blé) et l’autre entre la Motte 3 et la Motte 4 (luzerne de seconde année et luzerne de première année). En parallèle, je mets en place le protocole pour les cuvettes jaunes sur les 4 parcelles jouxtant les pièges cornet (Mottes 3-4-6-7). Les syrphes collectés par ces deux protocoles sont identifiés à l’espèce, les micro-hyménoptères sont comptabilisés. De la même manière qu’avec les protocoles pour les terricoles épigés, les informations obtenues seront dégradées pour obtenir l’identification proposée par le protocole simplifié. Les premiers relevés pour les paires de pièges cornets ont débuté le 29 avril, les cuvettes jaunes seront disposées le 27 mai (délai de livraison). Là-aussi, chaque piège est relevé chaque semaine, et ce jusqu’à début juillet.

Ségolène Plessix- Arvalis Institut du Végétal



[1] luzerne-luzerne-blé tendre d’hiver-tournesol-féverole de printemps-blé tendre d’hiver -mélange triticale/pois – avoine de printemps

Suivis d’auxiliaires en parcelles agroforestières

En ce printemps/été 2013, l’équipe d’Agroof se replonge dans les suivis de biodiversité auxiliaire grâce au projet AuxiMORE. Pour cette phase de test des protocoles, Agroof s’est lancé dans le suivi de deux parcelles agroforestières sur des sites de référence : Le domaine expérimental de Restinclières (Hérault) et le domaine de Roumassouze (Gard).

  • Sur le domaine expérimental de Restinclières, la parcelle suivie présente un assolement de pois protéagineux associé à des lignes de noyers hybrides âgés de 18-19 ans. Ce site dispose d’un témoin agricole, c’est-à-dire d’une partie cultivée sans les arbres sur laquelle les suivis sont également effectués. Cela nous permettra de comparer les modalités avec et sans arbres.
  • Sur le domaine de Roumassouze, la parcelle suivie présente un assolement de pommes de terre associé à des lignes de merisiers, tilleuls et muriers âgés de 15 ans. Cette année, la parcelle ne dispose pas de témoin agricole. Seule la modalité agroforestière est donc suivie.

Ces deux parcelles font l’objet de suivis « d’auxiliaires rampants » et « d’auxiliaires volants » selon les protocoles dit « élaborés ». Nous n’avons toutefois pas pu mettre en place de tentes malaise/pièges à cornet cette année, ce sera donc pour l’année prochaine !

Figure 1 - cuvette restinclièresagroof

Crédit photo : Agroof

En agroforesterie, avec la présence des lignes d’arbres intraparcellaires, la disposition des pièges est forcément différente des parcelles sans arbres. D’autant plus que sur ces sites, l’espacement entre ces lignes est relativement faible (10 à 13m): Schéma des dispositifs de piégeage

Ainsi, en plus d’acquérir des références sur la biodiversité de ces parcelles et l’impact des lignes d’arbre sur cette dernière, cette première année de test est également l’occasion de voir comment l’on peut adapter ces protocoles à des systèmes agroforestiers en grandes cultures. De nombreuses améliorations sont surement possibles et c’est là tout l’intérêt du projet.

De plus, et c’est un élément d’importance : Agroof n’est pas seul. L’équipe accompagne un groupe de 8 agriculteurs locaux qui ont souhaités suivre la biodiversité auxiliaires sur leurs parcelles en grandes cultures. Certains pratiquent l’agroforesterie, d’autres non. Grâce à ces volontaires et aux discussions engagées toutes les deux semaines, certains retours intéressants commencent à émerger…mais cela sera pour un autre billet 😉

Figure 4 - Auximore agriculteurs vézénobres crédit photo : Agroof

Camille Béral, pour l’équipe d’Agroof !

Le point sur la tâche 1

Récemment arrivée en stage à l’ACTA sur les tâches 1 et 3 d’AuxiMORE, je vais vous donner quelques nouvelles de la tâche 1.

Un bref rappel pour commencer, l’intitulé de la tâche 1 est « Capitaliser les connaissances et informer ». Ainsi, pour mener à bien cette tâche, les partenaires du projet ont décidé  de réaliser une étude bibliographique sur les ravageurs et les auxiliaires en grandes cultures ainsi que de créer des supports de diffusion de ces connaissances à destination des agriculteurs et des conseillers.

Actuellement, l’ACTA construit des fiches à destination des agriculteurs, des lycées agricoles, mais aussi des experts. Celles-ci portent sur les ravageurs les plus problématiques en grandes cultures, sur les auxiliaires et sur les couples ravageur/auxiliaires.

Il s’agit de rassembler en une fiche par espèce ou par famille des informations pouvant être dispersées sur des supports déjà existants. Les fiches sont complétées par des experts et elles valorisent le travail accompli avec la création de la base de données et de la synthèse bibliographique.

 En effet, l’ACTA et le CETU INNOPHYT ont réalisé une base de données (BDD pour les intimes) Access. Cette dernière recense un grand nombre d’informations, comme la biologie des auxiliaires et ravageurs, les méthodes de lutte et de suivi, les pratiques culturales et facteurs environnementaux ayant un effet positif ou négatif sur les populations…

L’ACTA a créé l’outil et rentré les informations relatives aux ravageurs, puis le CETU INNOPHYT l’a complété en y apportant les connaissances sur les auxiliaires. 166 publications liées aux ravageurs ont été étudiées, 120 pour les auxiliaires. Grâce à la fonction de requête permise par ce formidable outil informatique, on peut connaître plein de choses, comme le cortège d’auxiliaires accompagnant le doryphore ou encore les dégâts occasionnés par les taupins.

En parallèle de l’amendement de la BDD, le CETU INNOPHYT a rédigé une synthèse bibliographique sur l’état de la présence des insectes auxiliaires en grandes cultures et des méthodes de piégeage.

Désormais, ce qu’il reste à faire :

  • Terminer la rédaction des fiches
  • Les soumettre aux experts des instituts pour validation et correction
  • Améliorer la BDD avec l’INRA de Nancy afin de la rendre plus ergonomique
  • Rédiger une review dans Biological control à partir de l’analyse bibliographique

Laura Bruchon, stagiaire à l’ACTA

Bientôt des formations

Dans le cadre du projet AUXIMORE, la chambre d’agriculture de Charente Maritime coordonne l’élaboration d’une série de formations actions permettant de promouvoir des systèmes de culture innovants vis-à-vis des auxiliaires. Elle a été planifiée en 2 temps, formation de conseillers puis formation des agriculteurs par ces mêmes conseillers. Les enjeux de ces formations sont multiples :

  • Former des conseillers sur les auxiliaires et les systèmes de cultures (SdC) les favorisant.  L’objectif de la formation est de les rendre autonome dans l’accompagnement des agriculteurs souhaitant développer de tels SdC .
  • Tester et valider les outils de suivis élaborés dans le cadre du projet ainsi que les outils d’évaluation de ces SdC. L’objectif est de s’assurer que ces derniers soient opérationnels et utilisables en routine.
  • Proposer une « mallette » que les conseillers formés pourront utiliser pour dupliquer ces formations auprès de leur groupe d’agriculteur.

 Pour l’instant nous travaillons à la réalisation du scénario pédagogique de la formation validé par l’ensemble des partenaires. Le groupe pilote du Poitou-Charentes (agronomes, conseillers MAE, animateur écophyto…) va tester la première mouture en juin. Les experts entomologistes partenaires du projet élaborent en ce moment le programme des 2 jours d’apport théorique sur la biologie, l’écologie et les méthodes de suivi des auxiliaires.  Une journée terrain est également prévue pour de l’identification au champ et la mise en place des protocoles de suivi proposé par les collègues de la tâche 2.

Pour compléter la formation, 2 jours en automne seront consacrés à la Co-conception de SdC et leur évaluation avec les outils proposés dans le cadre d’Auximore.

Clarisse Robineau – Chambre d’agriculture de Charente Maritime

EPL de Dijon Quétigny : Des inventaires d’auxiliaires dans un objectif pédagogique et de démonstration.

Dans le cadre de son projet BIODIVEA (Biodiversité dans les exploitations agricoles), l’EPL de Dijon Quétigny met en place différents protocoles d’inventaire des auxiliaires de culture sur sa ferme expérimentale et pédagogique de Tart le Bas.

L’exploitation située dans une zone d’open field de la plaine dijonnaise est divisée en deux zones :

-Une zone Z30 avec une réduction d’intrants de moins 30% par rapport aux pratiques de l’agriculture conventionnelle de la plaine

-Une zone Z50 avec une réduction d’intrants de moins 50% et présentant quelques aménagements ( Haies et bandes enherbées)

4 parcelles différentes sont inventoriées dans la Z30 (Soja, blé tendre d’hiver, orge d’hiver et moutarde brune) ainsi que 5 dans la Z50 (Culture de luzerne , pois d’hiver, orge de printemps, maïs grain et blé tendre d’hiver) depuis le 29 Avril.

Les carabidés sont recensés grâce à un dispositif de pièges Barber avec liquide de conservation ( 3 pots en bordure de parcelle et 3 pots en milieu de parcelle).La détermination s’effectue à l’espèce sous la loupe binoculaire.

Des planches de peuplier ont été disposées sur 3 parcelles

Une tente Malaise placée au milieu du parcellaire et le long d’une bande enherbée le 14 Mai permet de recenser depuis le 21 Mai les insectes volants et notamment les Syrphes.

Il est prévu que plusieurs classes de l’établissement soient associées à ces inventaires de biodiversité :

–          Une classe de seconde et une classe de première STAV  ainsi que les apprentis du CFA effectueront les relevés des plaques encadrés par des enseignants d’Agronomie et/ou de Biologie

–          Les BTS « Agronomie et productions végétales » participeront aux relevés des pièges Barber. Les résultats obtenus sur les différentes parcelles devraient dégager des tendances exploitables dans un module de formation intitulé « Régulations bio-écologiques au sein de l’agrosystème »

Deux stagiaires (Un stagiaire Master 1 de l’Université de Tours et une stagiaire GPN de l’EPL de Lons le Saunier) sont accueillis sur l’exploitation depuis début Avril. Ils assurent l’essentiel des relevés, des déterminations et jouent un rôle important dans l’animation des classes sur le terrain.

Signalons toutefois que de violentes inondations ont affecté le département de la Côte d’Or. Sur notre exploitation située entre deux rivières, les crues se sont conjuguées à une remontée de la nappe. Les eaux ont envahi nos parcelles emportant plaques et la plupart des pièges Barber.

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Crédit photo : EPLFPA : établissement public local de formation professionnelle agricole Dijon

Espérons un retour à un temps plus clément et à des normes saisonnières qui nous permettent d’effectuer correctement ces relevés.

 Geneviève.CODOU-DAVID Enseignante Biologie-Ecologie  Chargée de mission  « Biodiversité en milieu agricole »

 

Venez participer au tournage de vidéos !

Nous profitons de cette occasion pour faire également un appel à candidats ! Si vous mettez déjà en place les protocoles de suivi et que vous en maitrisez le déroulement, alors n’hésitez pas à nous contacter pour en faire la démonstration devant la caméra d’Agroof. Votre implication nous aidera à réaliser des vidéos pratiques sur la mise en place et le suivi de ces protocoles. Elles viendront illustrer le « mini-site internet responsive » et aideront ainsi les agriculteurs dans leurs suivis d’auxiliaires en grandes cultures.

Merci d’avance

Camille Béral – Agroof

Les suivis Auximore en Deux-Sèvres

Pour 2013, nous nous proposons de suivre 7 parcelles en paysage de plaine et 6 parcelles en paysage de Bocage. Toutes les parcelles feront l’objet de suivis « auxiliaires rampants » et 3 seulement feront l’objet de suivis « auxiliaires volants ». Que ce soit rampant ou volant, ce sont les protocoles élaborés qui seront appliqués avec suivi des auxiliaires mais également des ravageurs.

Les parcelles suivies le sont également dans le cadre du programme « Agriculture et Biodiversité » animé par la Chambre d’Agriculture des Deux-Sèvres qui vise à sensibiliser les agriculteurs à l’intérêt du contrôle biologique des ravageurs par conservation des habitats. Dans le cadre de ce programme, il s’agit de créer des références locales permettant aux agriculteurs de se familiariser avec cette technique qui constitue une des alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires, pour pouvoir l’adapter sur leur exploitation.

Sur le bocage, la culture suivie est le blé. Dans ce cas, notre objectif est de montrer que si on veut produire des céréales en bocage c’est possible tout en conservant un maillage de haies fonctionnel. On s’intéresse au rôle brise-vent des haies et à son effet sur le rendement des cultures et à son rôle de réservoir de biodiversité pour la lutte contre les ravageurs des cultures.

Sur la plaine, les cultures suivies sont plus diversifiées: 1 luzerne de 2 ans, 1 pois, 1 colza, 3 blé dont un en agriculture biologique et  1 parcelle en tournesol. Ici, notre objectif est de mesurer l’effet des aménagements sur les populations d’auxiliaires et de ravageurs. C’est ainsi que sur le groupe de la plaine, un programme de plantation de haies et d’implantation de bandes enherbées fleuries a vu le jour avec huit agriculteurs volontaires.

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Credéit photo : Chambre d’agriculture des deux sèvres.
 Les protocole carabe élaboré et protocole auxiliaires volants élaboré. En premier plan, la bande enherbée implantée par l’agriculteur il y a 3 ans.

Dans le cadre d’Auximore, les premiers relevés, auxiliaires rampants et volants, ont démarré, sous un ciel menaçant, la semaine du 6 mai. Si la récolte des pots barber est plutôt satisfaisante, celle des cuvettes jaunes et les observations BSV et quadrats sont assez voire très maigres. Espérons que la météo sera plus clémente en juin.

Claire Grimaldi – Chambre d’Agriculture des Deux Sèvres