Agroforesterie : quels protocoles ? Et quels impacts des arbres sur les auxiliaires ?

Ce sont les questions auxquelles tentera de répondre l’équipe d’Agroof cette année 2014, grâce au projet AuxiMore. Sur la base des tests réalisés l’année dernière, les expérimentations menées par Agroof cette année concernent quatre parcelles conduites en Agroforesterie.

Sur le domaine expérimental de Restinclières, dans l’Hérault, trois parcelles sont suivies. Chaque parcelle comprend une partie agroforestière (composée d’une seule essence) et une partie en culture pure, sans arbre. Leur composition est la suivante :

  • Lignes de noyers hybrides de 19 ans et blé d’hiver
  • Lignes de cormiers de 18 ans et blé d’hiver
  • Lignes de peupliers de 18 ans et blé d’hiver

Une parcelle est également suivie, au domaine de Roumassouze dans le Gard, composée d’une partie en association de pomme de terre et de Paulownia, et d’une autre partie en culture pure.

La mise en place des protocoles « rampants » dans chacune de ces parcelles permettra d’appréhender l’impact potentiel des aménagements agroforestiers sur la faune auxiliaire. Dans le cadre des suivis d’auxiliaires « volants », des pièges cornets, malaise et cuvettes jaunes ont également été installés.

Image Agroof 2Les lignes d’arbres et les bandes enherbées à leurs pieds sont des sources potentielles de refuges et de nourriture pour les auxiliaires. Ils modifient également le microclimat, ce qui pourrait avoir des effets sur les communautés d’auxiliaires.

Image Agroof 1

Ce type de pièges destinés aux insectes volants est une alternative à la tente Malaise, plus coûteuse  Mais quelle information apporte-t-il ? Nous comparerons les données issues de ces deux types de pièges.

Image Agroof 3

Cette année encore Agroof n’est pas seul : 8 agriculteurs volontaires travaillent avec nous sur la réalisation de suivis de biodiversité selon des protocoles simplifiés.

Ambroise Martin-Chave pour l’équipe d’Agroof

2 réflexions au sujet de « Agroforesterie : quels protocoles ? Et quels impacts des arbres sur les auxiliaires ? »

  1. Bonjour à tous,
    l’agroforesterie peut être interessante et se développer à titre expérimental dans un premier temps puis plus dans un deuxiéme temps seulement si les obligations ou les contraintes ne sont pas trop restrictives , ou absolues, ou décalée d’une réalité économique, les contraintes doivent être adaptées à l’exploitation agricole et son matériel existant, par exemple : si le pulvé a une largeur de 44 m, il ne faut pas limiter l’espace entre bandes d’arbres à moins de 88 mètres …

  2. La question de la mécanisation est une chose essentielle à prendre en compte effectivement. On plante dès le départ en tenant compte du matériel existant (ou à venir selon les orientations de l’exploitation). Mais sur les écartements, c’est surtout l’objectif en terme d’efficacité agronomique qu’il faut rechercher (gestion de la lumière et maintien des rendements par ex). A partir d’une certaine largeur, la mécanisation peut aussi s’adapter. Mais à bien réfléchir effectivement.
    Par contre, quand on se pose des questions sur la faisabilité d’un projet agroforestier, mieux vaut se lancer d’abord sur une petite surface et après quelques temps, une fois qu’on s’est familiarisé avec les arbres, de planter une nouvelle parcelle en meilleure connaissance de cause. Ou d’arracher la première! (ce que je n’ai jamais vu jusqu’à présent!…)

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