Suivis des parcelles en Picardie

Cette année la Chambre d’Agriculture de Picardie a suivi 14 parcelles, de mi-mai à fin juin :

  • 7 agroforestières en protocole élaboré
  • 4 dites « témoins » en protocole élaboré
  • 3 en protocole simplifié

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La partie terrain est terminée…

Les systèmes de piégeage mis en place sont : les pots Barber, les planches à invertébrés terrestre, les cuvettes jaunes, ainsi que les pièges cornet. Nous avons donc pu récolter pas moins de 72 pots Barber par semaine, 42 planches, 24 cuvettes jaunes et 28 pièges cornet… soit 744 flacons récoltés au total !

Le suivi de ces parcelles s’est terminé sous le soleil, la semaine dernière, mais le travail n’est pas fini puisqu’il faut maintenant déterminer les milliers de petites bêtes piégées durant les 6 semaines de suivis.

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… place à l’identification en labo

En plus de ce réseau, 8 agriculteurs picards se sont investis dans le projet en se proposant de suivre une de leurs parcelles avec les protocoles simplifiés Auximore de leur choix. Nous les remercions vivement pour leur implication et espérons qu’ils seront encore plus nombreux les années à venir.

Clélia Flourez – Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie

Les suivis AuxiMore sur la station Arvalis de Boigneville (91)

La station de Boigneville accueille cette année plusieurs expérimentations de suivi de la faune auxiliaire dans le cadre du projet AuxiMORE. Nous avons choisi six parcelles qui présentent entre elles des différences de conduites culturales.

  • 2 parcelles en système biologique
  • 2 parcelles en conduite raisonnée
  • 2 parcelles en conduite Mach 2 (optimisation du temps de travail)

Sur les six parcelles suivies, toutes semées en blé tendre d’hiver, nous avons mis en place les protocoles élaborés d’AuxiMORE : pots Barber, planches à invertébrés et cuvettes jaunes.

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Une planche à invertébrés

Enfin, 2 couples de pièges cornet ont été installés, dans les aménagements d’une parcelle bio et d’une parcelle Mach 2.

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Un couple de pièges cornet prêt pour la récolte

L’installation de ces protocoles permettra d’appréhender et de décrire la faune présente sur les parcelles, et ainsi de démarrer une comparaison des différents systèmes vis-à-vis des populations bénéfiques (auxiliaires de cultures, pollinisateurs…). Tous ces pièges sont relevés de manière hebdomadaire. Les relevés ont commencé le mardi 6 mai, et les premières observations semblent concluantes. Il faudrait juste que les mulots arrêtent de venir se suicider dans mes pots, ça perturbe les données !

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Un pot Barber qui n’attend que moi

Voilà pour le moment en ce qui concerne les expériences mises en place sur le site de Boigneville. Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.

Antoine MARTIN – Arvalis

Agriculteurs et instituts techniques : un réseau dynamique

Pour cette dernière année du projet, un grand appel à la participation a été lancé et relayé dans de nombreux réseaux (OAB, Chambre d’agriculture, Institut technique, Coopérative, Fédération de chasse, etc.). Pour l’instant, il est difficile de quantifier le nombre de personnes et de parcelles engagées dans des suivis, mais je peux vous dire qu’Auximore est implanté dans une vingtaine de départements. Pour info, l’année dernière 11 départements était recensés, pour un total de 78 parcelles mettant en place 1 ou plusieurs protocoles de suivis.

Cette année est également marquée par l’engagement des agriculteurs qui sont une trentaine à nous rejoindre dans le cadre du projet.

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Au-delà du recrutement de volontaires, cet appel a été l’occasion pour les acteurs du monde agricole de faire part de leurs attentes d’outils dédiés et adaptés ainsi que d’un intérêt grandissant pour la thématique des auxiliaires de cultures.

Merci à tous pour votre mobilisation et votre engagement dans le projet.

Lucie Lausecker – MNHN

Agroforesterie : quels protocoles ? Et quels impacts des arbres sur les auxiliaires ?

Ce sont les questions auxquelles tentera de répondre l’équipe d’Agroof cette année 2014, grâce au projet AuxiMore. Sur la base des tests réalisés l’année dernière, les expérimentations menées par Agroof cette année concernent quatre parcelles conduites en Agroforesterie.

Sur le domaine expérimental de Restinclières, dans l’Hérault, trois parcelles sont suivies. Chaque parcelle comprend une partie agroforestière (composée d’une seule essence) et une partie en culture pure, sans arbre. Leur composition est la suivante :

  • Lignes de noyers hybrides de 19 ans et blé d’hiver
  • Lignes de cormiers de 18 ans et blé d’hiver
  • Lignes de peupliers de 18 ans et blé d’hiver

Une parcelle est également suivie, au domaine de Roumassouze dans le Gard, composée d’une partie en association de pomme de terre et de Paulownia, et d’une autre partie en culture pure.

La mise en place des protocoles « rampants » dans chacune de ces parcelles permettra d’appréhender l’impact potentiel des aménagements agroforestiers sur la faune auxiliaire. Dans le cadre des suivis d’auxiliaires « volants », des pièges cornets, malaise et cuvettes jaunes ont également été installés.

Image Agroof 2Les lignes d’arbres et les bandes enherbées à leurs pieds sont des sources potentielles de refuges et de nourriture pour les auxiliaires. Ils modifient également le microclimat, ce qui pourrait avoir des effets sur les communautés d’auxiliaires.

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Ce type de pièges destinés aux insectes volants est une alternative à la tente Malaise, plus coûteuse  Mais quelle information apporte-t-il ? Nous comparerons les données issues de ces deux types de pièges.

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Cette année encore Agroof n’est pas seul : 8 agriculteurs volontaires travaillent avec nous sur la réalisation de suivis de biodiversité selon des protocoles simplifiés.

Ambroise Martin-Chave pour l’équipe d’Agroof

Suivis 2014 : Ne vous laissez pas surprendre par la progression rapide des cultures !

Enfin ! Après la participation très positive des 40 observateurs en 2013 et un printemps déjà bien installé, les protocoles pour 2014 sont disponibles et prêts à être mis place.
On rappelle que l’un des objectifs d’Auximore vise à fournir des outils de suivis des insectes auxiliaires entomophages adaptés et validés pour les différents acteurs du monde agricole.
Largement inspiré des réalisations de 2013, vous retrouverez le guide de terrain avec :

  • La présentation générale
  • Les pièges à mettre en place
  • Les fiches de terrain plus complètes pour vous accompagner pendant vos notations avec des photos plus belles et de nouveaux groupes à suivre !

Attention ! Cette année, les suivis sont raisonnés en fonction du stade de la culture. Méfiez-vous de l’avance culturale déjà acquise et n’attendez pas pour observer la diversité présente sur vos parcelles !
Nouveau cette année : le guide d’aide à l’identification : Quèsaco ?
C’est un compagnon de terrain qui se révèlera fort utile pour vous initier à l’identification. Il se présente sous la forme d’une suite de questions simples (nombre de paires de pattes, présence d’ailes, forme du corps…) qui conduisent à des fiches familles et permettent d’identifier un individu capturé.

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Il n’est pas trop tard pour nous rejoindre ! Donc si vous faites partie ou connaissez un réseau d’agriculteurs susceptible d’être intéressé, prenez contact avec llausecker(at)mnhn.fr Ou si vous êtes rattaché à un institut technique contactez demontaigne(at)cetiom.fr

N’hésitez pas à nous faire des retours du terrain et nous poser toutes vos questions.

Bons suivis !

Lucie Lausecker – MNHN & Anne de Montaigne – CETIOM

On a besoin de vous !

A tous les expérimentateurs de cette campagne Auximore 2013, n’oubliez pas que nous avons besoin de vous pour améliorer les protocoles et pour cela nous avons besoin de vos remarques !!

Remplissez donc le questionnaire de faisabilité qui servira de support pour votre retour d’expérience; 2 choix s’offrent à vous pour y répondre:

–          Directement en ligne

–         Imprimer la version papier et nous la renvoyer par courrier

Nous comptons sur vous !

Marie Debandt – Chambre d’agriculture de Picardie

 

Les premières idées pour le site AuxiMORE

Nous réfléchissons en ce moment à la création d’un “mini-site internet responsive”… il s’agit d’un site qui a la particularité de s’adapter automatiquement à l’écran sur lequel on le consulte. Il est donc très agréable d’y naviguer aussi bien à partir de son ordinateur que de sa tablette ou de son smartphone.

Notre objectif : permettre à l’agriculteur de pouvoir accéder facilement aux informations Auximore, quel que soit l’endroit où il se trouve (au bureau ou dans ses champs).

Voici les services en ligne que nous avons pensés lui mettre à disposition :

reconnaissance des insectes à l’aide de photos

consultation des protocoles de suivi des insectes (qu’est ce que je dois regarder, comment je peux les piéger…) avec des vidéos et des fiches (pdf) à télécharger

et bien sûr des contacts, liens utiles, notamment un lien vers le blog pour y publier une photo prise avec son smartphone par exemple, poser des questions si besoin…

Auriez vous d’autres idées ? SI oui, n’hésitez pas à nous en faire part dès maintenant, toutes les suggestions sont les bienvenues !

et nous essaierons de les prendre en compte dans la mesure du possible …

Corinne Lescaudron – Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie

Sous la pluie !

L’équipe de choc de la Chambre d’agriculture de Picardie a installé les pièges dans les parcelles Picardes ce mardi 21 mai.

C’est donc par ce temps automnal que nous avons installé les planches invertébrées, les ports barbers, les cuvettes jaunes et les pièges cornets.  

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Une précision concernant les pièges cornet : voici, en lien, un document qui explique le montage du piège et son principe.  Comme le montre la photo il est  nécessaire de mettre les deux pièges en position tête bêche afin  de capturer les insectes dans les deux sens.

Pour les autres pièges, pas de problème particulier pour leurs installations, nous verrons les résultats des premiers relevés d’ici une semaine.

D’ailleurs petite précision pour les relevés, un premier point problématique a été soulevé.

Il concerne les relevés des pièges barber en simplifié, il est demandé dans le guide de terrain de vider le contenu du pot dans un filtre pour évacuer le liquide de conservation. Il s’avère que lorsque le liquide a été évacué il devient très compliqué de procéder aux identifications,

Le Muséum d’histoire naturelle vous propose donc une modification de procédé de relevé de dernière minute. Elle consiste à verser le contenu du pot dans une bassine (blanche de préférence). Cela permet d’avoir une meilleure visibilité du contenu, des couleurs et de facilité les manipulations.

 A bientôt

Marie Debandt – Chambre d’Agriculture de Picardie

Les parcelles suivies à Boigneville (91)

Dans le cadre de sa participation à Auximore Arvalis-Institut du végétal mets en place les protocoles de suivis à Boigneville. Les parcelles d’expérimentation qui feront l’objet du suivi auxiliaires/ravageurs sont définies au nombre de six. Trois d’entre elles sont actuellement  cultivées en blé tendre d’hiver (BTH), les trois autres en orge de printemps (OP) (figure 1).

Chaque parcelle est au moins délimitée par une haie + bande enherbée de 4 m. Les dispositifs de suivi seront majoritairement situés à 10 m puis à 50 m de l’aménagement selon les protocoles, certains comme les pièges Cornet – pièges de suivi des volants – seront positionnés dans les couloirs de vols au niveau des bandes enherbées (figure 2 ).

Les dispositifs de piégeage sont installés sur les parcelles selon les protocoles élaborés. Cependant, les informations obtenues seront dégradées en laboratoire afin d’obtenir des résultats pour les méthodes de suivi simplifiées.

 Les dates de relevés commenceront le lundi 13 Mai 2013 et s’effectueront une fois par semaine  sur une période de six semaines minimum. Si les moyens humains le permettent, les relevés se prolongeront jusqu’aux moissons.

Voila, pour les parcelles suivies par Arvalis en 2013 !

Diane Dentinger – ARVALIS Institut du Végétal

Foire aux Questions n°1

Quand les relevés doivent-ils commencer ?

Le  1er relevé est à effectuer semaine 19 (6 au  12 mai) ou semaine 20 (13 au 19 mai), ce départ différé est laissé au choix des participants car la multiplication des jours fériés peut être à l’origine d’un manque de « main d’œuvre » pour la mise en place des protocoles.

Quand dois-je mettre en place mes pièges ?

Les pièges sont à mettre en place la semaine précédant le 1er relevé ce qui correspond soit à la semaine 18 (29 avril au 5 mai) soit à la semaine 19 (6 au  12 mai).

Je veux mettre des pièges cornets, comment faire ?

Dans le cadre d’Auximore nous conseillons la mise en place d’un seul piège cornet. Celui-ci sera dans l’aménagement, positionné dans le sens de la longueur de la bande avec de préférence l’ouverture vers le Nord pour optimiser le nombre de capture dans la mesure où les syrphes se dirigent vers le soleil. Idem pour une tente malaise

Et par rapport aux autres dispositifs de piégeage ?

En effet il est important que les pièges soient placés de façon à ne pas interagir entre eux. Dans le cas du piège cornet, il faut veiller à le disposer à une distance de 50m minimum des cuvettes jaunes, qui possèdent un pouvoir attractif sur les pollinisateurs.

Planche à invertébrés terrestres : dans l’aménagement ou dans la culture ?

                Les planches à invertébrés terrestres doivent être dans la bordure intérieure, c’est-à-dire dans la culture juste à l’interface avec l’aménagement.

Le liquide de conservation : 350g de sel par litre d’eau ???

                Dans les pots Barber et les cuvettes jaunes il est demandé de mettre du liquide de conservation ; ce liquide saturé en sel a pour but de limiter la décomposition des individus capturés. L’eau est saturée lorsqu’elle n’est plus capable de dissoudre le sel, la quantité de sel à ajouter pour atteindre ce palier dépend de la température mais grosso modo il faut 350 g de sel par litre d’eau.

Un certain nombre d’entre vous m’a fait part de leur doute face à ce chiffre ; celui-ci étant donné à titre indicatif il est possible pour chacun de procéder à son propre étalonnage de saturation. Pour cela il suffit d’ajouter progressivement du sel dans de l’eau jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en mesure de le dissoudre.

Lucie Lausecker – Muséum National d’Histoire Naturelle