EPL de Dijon Quétigny : Des inventaires d’auxiliaires dans un objectif pédagogique et de démonstration.

Dans le cadre de son projet BIODIVEA (Biodiversité dans les exploitations agricoles), l’EPL de Dijon Quétigny met en place différents protocoles d’inventaire des auxiliaires de culture sur sa ferme expérimentale et pédagogique de Tart le Bas.

L’exploitation située dans une zone d’open field de la plaine dijonnaise est divisée en deux zones :

-Une zone Z30 avec une réduction d’intrants de moins 30% par rapport aux pratiques de l’agriculture conventionnelle de la plaine

-Une zone Z50 avec une réduction d’intrants de moins 50% et présentant quelques aménagements ( Haies et bandes enherbées)

4 parcelles différentes sont inventoriées dans la Z30 (Soja, blé tendre d’hiver, orge d’hiver et moutarde brune) ainsi que 5 dans la Z50 (Culture de luzerne , pois d’hiver, orge de printemps, maïs grain et blé tendre d’hiver) depuis le 29 Avril.

Les carabidés sont recensés grâce à un dispositif de pièges Barber avec liquide de conservation ( 3 pots en bordure de parcelle et 3 pots en milieu de parcelle).La détermination s’effectue à l’espèce sous la loupe binoculaire.

Des planches de peuplier ont été disposées sur 3 parcelles

Une tente Malaise placée au milieu du parcellaire et le long d’une bande enherbée le 14 Mai permet de recenser depuis le 21 Mai les insectes volants et notamment les Syrphes.

Il est prévu que plusieurs classes de l’établissement soient associées à ces inventaires de biodiversité :

–          Une classe de seconde et une classe de première STAV  ainsi que les apprentis du CFA effectueront les relevés des plaques encadrés par des enseignants d’Agronomie et/ou de Biologie

–          Les BTS « Agronomie et productions végétales » participeront aux relevés des pièges Barber. Les résultats obtenus sur les différentes parcelles devraient dégager des tendances exploitables dans un module de formation intitulé « Régulations bio-écologiques au sein de l’agrosystème »

Deux stagiaires (Un stagiaire Master 1 de l’Université de Tours et une stagiaire GPN de l’EPL de Lons le Saunier) sont accueillis sur l’exploitation depuis début Avril. Ils assurent l’essentiel des relevés, des déterminations et jouent un rôle important dans l’animation des classes sur le terrain.

Signalons toutefois que de violentes inondations ont affecté le département de la Côte d’Or. Sur notre exploitation située entre deux rivières, les crues se sont conjuguées à une remontée de la nappe. Les eaux ont envahi nos parcelles emportant plaques et la plupart des pièges Barber.

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Crédit photo : EPLFPA : établissement public local de formation professionnelle agricole Dijon

Espérons un retour à un temps plus clément et à des normes saisonnières qui nous permettent d’effectuer correctement ces relevés.

 Geneviève.CODOU-DAVID Enseignante Biologie-Ecologie  Chargée de mission  « Biodiversité en milieu agricole »

 

Les premières idées pour le site AuxiMORE

Nous réfléchissons en ce moment à la création d’un “mini-site internet responsive”… il s’agit d’un site qui a la particularité de s’adapter automatiquement à l’écran sur lequel on le consulte. Il est donc très agréable d’y naviguer aussi bien à partir de son ordinateur que de sa tablette ou de son smartphone.

Notre objectif : permettre à l’agriculteur de pouvoir accéder facilement aux informations Auximore, quel que soit l’endroit où il se trouve (au bureau ou dans ses champs).

Voici les services en ligne que nous avons pensés lui mettre à disposition :

reconnaissance des insectes à l’aide de photos

consultation des protocoles de suivi des insectes (qu’est ce que je dois regarder, comment je peux les piéger…) avec des vidéos et des fiches (pdf) à télécharger

et bien sûr des contacts, liens utiles, notamment un lien vers le blog pour y publier une photo prise avec son smartphone par exemple, poser des questions si besoin…

Auriez vous d’autres idées ? SI oui, n’hésitez pas à nous en faire part dès maintenant, toutes les suggestions sont les bienvenues !

et nous essaierons de les prendre en compte dans la mesure du possible …

Corinne Lescaudron – Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie

Les suivis Auximore en Deux-Sèvres

Pour 2013, nous nous proposons de suivre 7 parcelles en paysage de plaine et 6 parcelles en paysage de Bocage. Toutes les parcelles feront l’objet de suivis « auxiliaires rampants » et 3 seulement feront l’objet de suivis « auxiliaires volants ». Que ce soit rampant ou volant, ce sont les protocoles élaborés qui seront appliqués avec suivi des auxiliaires mais également des ravageurs.

Les parcelles suivies le sont également dans le cadre du programme « Agriculture et Biodiversité » animé par la Chambre d’Agriculture des Deux-Sèvres qui vise à sensibiliser les agriculteurs à l’intérêt du contrôle biologique des ravageurs par conservation des habitats. Dans le cadre de ce programme, il s’agit de créer des références locales permettant aux agriculteurs de se familiariser avec cette technique qui constitue une des alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires, pour pouvoir l’adapter sur leur exploitation.

Sur le bocage, la culture suivie est le blé. Dans ce cas, notre objectif est de montrer que si on veut produire des céréales en bocage c’est possible tout en conservant un maillage de haies fonctionnel. On s’intéresse au rôle brise-vent des haies et à son effet sur le rendement des cultures et à son rôle de réservoir de biodiversité pour la lutte contre les ravageurs des cultures.

Sur la plaine, les cultures suivies sont plus diversifiées: 1 luzerne de 2 ans, 1 pois, 1 colza, 3 blé dont un en agriculture biologique et  1 parcelle en tournesol. Ici, notre objectif est de mesurer l’effet des aménagements sur les populations d’auxiliaires et de ravageurs. C’est ainsi que sur le groupe de la plaine, un programme de plantation de haies et d’implantation de bandes enherbées fleuries a vu le jour avec huit agriculteurs volontaires.

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Credéit photo : Chambre d’agriculture des deux sèvres.
 Les protocole carabe élaboré et protocole auxiliaires volants élaboré. En premier plan, la bande enherbée implantée par l’agriculteur il y a 3 ans.

Dans le cadre d’Auximore, les premiers relevés, auxiliaires rampants et volants, ont démarré, sous un ciel menaçant, la semaine du 6 mai. Si la récolte des pots barber est plutôt satisfaisante, celle des cuvettes jaunes et les observations BSV et quadrats sont assez voire très maigres. Espérons que la météo sera plus clémente en juin.

Claire Grimaldi – Chambre d’Agriculture des Deux Sèvres

Sous la pluie !

L’équipe de choc de la Chambre d’agriculture de Picardie a installé les pièges dans les parcelles Picardes ce mardi 21 mai.

C’est donc par ce temps automnal que nous avons installé les planches invertébrées, les ports barbers, les cuvettes jaunes et les pièges cornets.  

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Une précision concernant les pièges cornet : voici, en lien, un document qui explique le montage du piège et son principe.  Comme le montre la photo il est  nécessaire de mettre les deux pièges en position tête bêche afin  de capturer les insectes dans les deux sens.

Pour les autres pièges, pas de problème particulier pour leurs installations, nous verrons les résultats des premiers relevés d’ici une semaine.

D’ailleurs petite précision pour les relevés, un premier point problématique a été soulevé.

Il concerne les relevés des pièges barber en simplifié, il est demandé dans le guide de terrain de vider le contenu du pot dans un filtre pour évacuer le liquide de conservation. Il s’avère que lorsque le liquide a été évacué il devient très compliqué de procéder aux identifications,

Le Muséum d’histoire naturelle vous propose donc une modification de procédé de relevé de dernière minute. Elle consiste à verser le contenu du pot dans une bassine (blanche de préférence). Cela permet d’avoir une meilleure visibilité du contenu, des couleurs et de facilité les manipulations.

 A bientôt

Marie Debandt – Chambre d’Agriculture de Picardie

Les parcelles suivies à Boigneville (91)

Dans le cadre de sa participation à Auximore Arvalis-Institut du végétal mets en place les protocoles de suivis à Boigneville. Les parcelles d’expérimentation qui feront l’objet du suivi auxiliaires/ravageurs sont définies au nombre de six. Trois d’entre elles sont actuellement  cultivées en blé tendre d’hiver (BTH), les trois autres en orge de printemps (OP) (figure 1).

Chaque parcelle est au moins délimitée par une haie + bande enherbée de 4 m. Les dispositifs de suivi seront majoritairement situés à 10 m puis à 50 m de l’aménagement selon les protocoles, certains comme les pièges Cornet – pièges de suivi des volants – seront positionnés dans les couloirs de vols au niveau des bandes enherbées (figure 2 ).

Les dispositifs de piégeage sont installés sur les parcelles selon les protocoles élaborés. Cependant, les informations obtenues seront dégradées en laboratoire afin d’obtenir des résultats pour les méthodes de suivi simplifiées.

 Les dates de relevés commenceront le lundi 13 Mai 2013 et s’effectueront une fois par semaine  sur une période de six semaines minimum. Si les moyens humains le permettent, les relevés se prolongeront jusqu’aux moissons.

Voila, pour les parcelles suivies par Arvalis en 2013 !

Diane Dentinger – ARVALIS Institut du Végétal

Petit tour d’horizon des parcelles picardes

16 c’est le nombre de parcelles que les Chambres d’agriculture départementales et régionales de Picardie vont suivre cette année pour le projet Auximore.  Plus exactement chaque Chambre sera en charge de 4 parcelles.

Ces parcelles n’ont pas été choisies complètement au hasard. Evidemment ce sont des parcelles de grande culture, mais elles présentent souvent d’autres caractéristiques. L’idée est de suivre au maximum des parcelles qui ont déjà été suivie dans le cadre d’autres projets, afin de connaître leurs historiques ou de pouvoir faire des comparaisons. Ainsi quatre parcelles sont des parcelles d’agroforesterie, quelques parcelles font partie du réseau DEPHY (réseau de Démonstration, Expérimentation et Production de références sur les systèmes économes en phytosanitaires) ou du réseau ENI (Effet non intentionnels des produits phytosanitaires). Certaines parcelles font parties du réseau régional auxiprod (pour connaître plus en détail ce projet régional : Auxiprod)

La mise en place des pièges se fera le 21 mai simultanément dans toute la picardie, les relevés se feront à compter du 28 mai et pour 6 semaines.

J’ai failli oublier, les objectifs en Picardie sont de suivre les auxiliaires rampants et volants mais aussi les ravageurs. A savoir que des couples auxiliaires/ravageurs seront déterminés par type de culture.  

Voila donc la situation en Picardie, maintenant y a plus qu’a !

A bientôt

Marie Debandt- Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie

Foire aux Questions n°1

Quand les relevés doivent-ils commencer ?

Le  1er relevé est à effectuer semaine 19 (6 au  12 mai) ou semaine 20 (13 au 19 mai), ce départ différé est laissé au choix des participants car la multiplication des jours fériés peut être à l’origine d’un manque de « main d’œuvre » pour la mise en place des protocoles.

Quand dois-je mettre en place mes pièges ?

Les pièges sont à mettre en place la semaine précédant le 1er relevé ce qui correspond soit à la semaine 18 (29 avril au 5 mai) soit à la semaine 19 (6 au  12 mai).

Je veux mettre des pièges cornets, comment faire ?

Dans le cadre d’Auximore nous conseillons la mise en place d’un seul piège cornet. Celui-ci sera dans l’aménagement, positionné dans le sens de la longueur de la bande avec de préférence l’ouverture vers le Nord pour optimiser le nombre de capture dans la mesure où les syrphes se dirigent vers le soleil. Idem pour une tente malaise

Et par rapport aux autres dispositifs de piégeage ?

En effet il est important que les pièges soient placés de façon à ne pas interagir entre eux. Dans le cas du piège cornet, il faut veiller à le disposer à une distance de 50m minimum des cuvettes jaunes, qui possèdent un pouvoir attractif sur les pollinisateurs.

Planche à invertébrés terrestres : dans l’aménagement ou dans la culture ?

                Les planches à invertébrés terrestres doivent être dans la bordure intérieure, c’est-à-dire dans la culture juste à l’interface avec l’aménagement.

Le liquide de conservation : 350g de sel par litre d’eau ???

                Dans les pots Barber et les cuvettes jaunes il est demandé de mettre du liquide de conservation ; ce liquide saturé en sel a pour but de limiter la décomposition des individus capturés. L’eau est saturée lorsqu’elle n’est plus capable de dissoudre le sel, la quantité de sel à ajouter pour atteindre ce palier dépend de la température mais grosso modo il faut 350 g de sel par litre d’eau.

Un certain nombre d’entre vous m’a fait part de leur doute face à ce chiffre ; celui-ci étant donné à titre indicatif il est possible pour chacun de procéder à son propre étalonnage de saturation. Pour cela il suffit d’ajouter progressivement du sel dans de l’eau jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en mesure de le dissoudre.

Lucie Lausecker – Muséum National d’Histoire Naturelle

Lancement officiel du guide de terrain

Bonjour à tous,

En tant que membre de cette Tâche 2, j’ai le plaisir de vous informer que le guide de terrain est prêt. Vous étiez nombreux à l’attendre et malgré un léger retard de calendrier, le voilà enfin !

Ce guide va devenir votre meilleur ami dans les mois à venir, il a vocation à vous accompagner pendant toute la durée des expérimentations. Vous y trouverez :

–          Une présentation générale (projet, objectifs, auxiliaires et ravageurs suivis)

–          Les dispositifs de piégeage (informations nécessaires à leur mise en place et relevé)

–          Les fiches de relevé par protocole : identification des auxiliaires et ravageurs  avec description et illustration

Les partenaires du projet ont donc pu découvrir en exclusivité Le fameux guide de terrain et ainsi commencer à se familiariser avec les futurs suivis qui concernent les auxiliaires volants et les auxiliaires rampants.Une synthèse du guide est disponible ici. Pour les non-partenaires souhaitant participer à l’aventure il vous suffit de remplir la Convention de partenariat Auximore et de la renvoyer à la Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie à Régis wartelle Chef de projet.

« Accessibilité et Appropriation » ont été les maitres mots pendant la conception de ce guide, mais comme vous le savez la perfection n’existe pas. C’est pourquoi je vous encourage à poster en commentaire toutes vos questions ou doutes sur la mise en place des protocoles.

Lucie Lausecker – Muséum National d’Histoire Naturelle –