Lancement du RMT « Biodiversité et Agriculture »

Quelques petites lignes pour vous informer d’une grande nouvelle : le lancement du RMT « Biodiversité et Agriculture » ! Un RMT (Réseau mixte technologique) c’est quoi ? Un RMT c’est un ensemble d’acteurs très divers (des chercheurs, des ingénieurs des instituts techniques agricoles, des conseillers de chambre d’agriculture, des enseignants…), qui travaille ensemble autour d’une thématique transversale. Pour nous, cette thématique c’est les liens entre la biodiversité et l’agriculture.

Alors nous c’est qui ? Nous, c’est déjà une animatrice, Hélène Gross de l’ACTA, et deux co-animateurs (Jean-Michel Ricard du CTIFL et Xavier Reboud de l’INRA – UMR Agroécologie de Dijon). Mais, nous c’est surtout une soixantaine de structures partenaires dont 11 instituts techniques, 15 chambres d’agriculture, 12 unités de recherche, 13 établissements d’enseignement et 7 autres structures (bureaux d’étude, associations…). Bien entendu, les partenaires du projet Auximore en font partie !

Les liens entre la biodiversité et l’agriculture…la thématique est large !!! Pour être efficaces, nous avons dû faire des choix et cibler quelques questions sur lesquelles nous souhaitions particulièrement réfléchir. Il s’agit de la régulation biologique des bioagresseurs, du service de pollinisation et insectes pollinisateurs et des méthodes d’évaluation globale de la biodiversité.

Pour vous informer et vous proposer des livrables qui vous seront, nous l’espérons, utiles, nous avons mis en place deux groupes de travail dédiés à la communication, la valorisation et la diffusion des résultats : un spécifique aux ressources pédagogiques et l’autre pour l’élaboration et l’animation de notre site internet. En attendant que celui-ci soit fonctionnel, n’hésitez-pas à nous contacter pour plus d’infos…

Hélène Gross – ACTA

Auximore participe au colloque du Civam de l’Oasis le 30 avril

Le 30 avril dernier, j’ai eu l’occasion de présenter le projet Auximore au colloque « Agroécologie et biodiversité en grandes cultures: de l’aménagement pour la biodiversité à la réduction globale d’intrants dans les fermes: quelles pistes et outils pour les groupes d’agriculteurs? » au Lycée agricole de Somme-Vesle (Marne).
Je vous propose de restituer ici les grandes conclusions de ce colloque, organisé par le Civam de l’Oasis, en attendant les actes complets.
Son objectif : établir le bilan et  évoquer les perspectives du projet Arc-enCiel mené par le Civam depuis 2008, date de création du groupe d’agriculteurs.
Stéphane Mainsant, administrateur du Civam, a rappelé les principaux objectifs et les premiers acquis de ce projet : évaluer l’intérêt agronomique des aménagements en bordure de parcelle. Ainsi, plusieurs agriculteurs ont-ils installé des haies avec ou sans bandes enherbées, et participé à des suivis de différents taxons (carabes, papillons, lombrics,…etc) entre 2008 et 2013.

A présent, les exploitations membres du Civam souhaitent élargir leur réflexion à la «  construction de systèmes économes et autonomes, basés sur une stratégie de réduction de leur dépendance aux intrants et de préservation de l’équilibre biologique de leur écosystème ». Pour cela, ils comptent s’appuyer sur l’expérimentation, la mutualisation des expériences, des savoir-faire et des risques, ainsi que sur des formations techniques à divers outils d’aide à la décision (Corentin Blot, communication personnelle). Ils s’intéressent à certains outils développés dans le cadre d’Auximore, en particulier les indicateurs proposés dans le cadre de la tâche 3 par l’Acta et le Laboratoire Agronomie et Environnement de l’Université de Lorraine/INRA Nancy. L’état d’avancement de ces outils, leur intérêt et leurs limites scientifiques ont été présentés et discutés. Il ressort que de tels outils se prêtent bien au fonctionnement d’un Civam car ils requièrent une animation collective. La confrontation des résultats obtenus par chaque agriculteur ne prend sens que lorsqu’ils sont confrontés entre plusieurs exploitations d’un même territoire ou d’unités paysagères contrastées.

Par la suite, Corentin Blot, l’animateur du Civam, a présenté l’outil de diagnostic global de l’exploitation, établi à partir de plusieurs méthodes connues (Planète, IDEA,….). Ce diagnostic a pour vocation de « situer l’exploitation Civam face à son objectif global : « être plus résistant aux aléas et plus autonome, avoir un agro-système plus équilibré qui vise un recours plus faible à tout type d’intrants ». Plusieurs agriculteurs ont témoigné de leur motivation, suite aux conclusions du diagnostic, à réfléchir sur leur stratégie d’exploitation, comme par exemple l’indicateur transmissibilité ou l’indicateur valeur ajoutée (incitation à mettre en place la vente directe).

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Bande enherbée mise en place sur l’EARL Arc-en-Ciel, exploitation pilote du projet biodiversité du Civam Oasis (51). Crédit photo: Kamel ZOUAYDI-BECHET

L’intervention finale de Gaulven Le Bahers, coordinateur agriculture durable dans les réseaux de la FNCIVAM, a  permis d’élargir le propos à l’ensemble des groupes Civam en France, en évoquant les problématiques abordées au sein des groupes, comme par exemple l’observatoire technico-économique des systèmes herbagers.
Le fait d’avoir été lauréat de l’appel d’offre Agro-écologie 2014 va permettre au Civam de l’Oasis de poursuivre ses actions et ses réflexions, mais également d’amplifier sa stratégie de diffusion des acquis du groupe auprès d’un public plus large d’agriculteurs. L’augmentation nette de l’auditoire d’agriculteurs à ce colloque par rapport à celui de 2010 attestait bien d’un intérêt croissant de ces derniers aux démarches du Civam. On leur souhaite une pleine réussite !

Françoise Lasserre-Joulin – Université de Lorraine/INRA Nancy

3 visites de terrain organisées en Picardie

Les Chambres d’agriculture de Picardie et leurs partenaires organisent des visites « terrain » centrées sur les démarches innovantes d’agriculteurs picards autour de l’agro-écologie. Une belle occasion de présenter le projet Auximore qui sera mis à l’honneur:

  • le lundi 2 juin à Airion (Oise), avec le thème des auxiliaires et des vers de terre en grandes cultures (leur rôle, les groupes concernés, les actions à mettre en place pour les favoriser et les observer, ainsi que les programmes de recherche participative AuxiPROD et AuxiMORE)
  • le jeudi 5 juin à Neuville sur Ailette (Aisne), avec le thème des corridors écologiques (leur rôle, les espèces à enjeux, les actions à mettre en place pour les favoriser, ainsi que les protocoles de suivis mis en place)
  • le vendredi 6 juin dans la Somme avec le thème de l’agroforesterie (principes, débouchés, réglementation, taille des arbres et entretien, accompagnement, ainsi que les protocoles de suivis mis en place)

Ces visites, organisées dans le cadre du programme Gestions de territoire sont labellisées Innov’action et Printemps de l’agriculture Picardie.
En savoir plus sur le site des Chambres d’agriculture de Picardie

Contact: Régis Wartelle – Chambre d’agriculture de Picardievisites terrain gestions de territoire

Un mini-site pour sensibiliser à l’observation des petites bêtes

Auximore prévoit le lancement d’un mini-site responsive pour la fin d’année. Mais qu’est-ce donc qu’un mini-site responsive me direz-vous ? Il s’agit tout simplement d’un site qui s’adapte à la taille de votre écran !

Le but est de pouvoir l’utiliser sur le terrain à partir d’un smartphone ou d’une tablette. Plus besoin d’attendre d’être rentré chez vous pour identifier les « petites bêtes » que vous croisez sur vos parcelles. Vous pourrez les identifier sur place, en suivant une arborescence qui vous mènera à des fiches explicatives pour chacune des « bêtes », auxiliaire ou ravageur.

Le projet du mini-site commence à prendre forme : les experts ont validé l’arborescence, les partenaires ont défini le contenu des fiches de présentation, les vidéos sont en cours de tournage et la mise en page du site a été choisie !

Nous vous donnons donc rendez-vous dans quelques mois pour faire un point sur l’état d’avancement du mini-site.

Clélia Flourez – Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie

Coup d’envoi de la dernière année du projet !

Ça y est, le projet Auximore est sur sa dernière lancée ! Le projet se terminera en fin d’année et pour faire le point, un séminaire réunissant tous les partenaires du projet a eu lieu les 19 et 20 mars derniers à La Rochelle. Lors de ce séminaire, nous avons notamment abordé:

  • La validation des protocoles de suivis
  • Le traitement de données prévu en 2014
  • La formation des conseillers
  • La création de fiches simplifiées pour le mini-site qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année
  • La création de vidéos pédagogiques
  • Le colloque et document final

Vous pourrez suivre l’avancement des différents points tout au long de l’année sur le blog grâce aux divers articles des partenaires.

Régis Wartelle – Chambre régionale d’agriculture de Picardie

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Toute l’équipe, presque au complet, en pleine cogitation

Auximore : Le blog souffle sa première bougie !

A l’occasion de son premier anniversaire, le blog affiche un bilan très positif : 110 inscrits, 30 articles publiés, 2 250 visites et 5 400 pages vues.

Aujourd’hui, il reprend du service. Retrouvez régulièrement, dès la semaine prochaine, les actualités de l’ensemble du projet, et notamment:

  • La finalisation et mise en forme des fiches sur les auxiliaires et ravageurs,
  • Test et corrections des outils de terrain auprès de conseillers, d’agriculteurs et d’enseignants (protocoles, fiches, clés de détermination),
  • Test de la clé de sensibilisation à la reconnaissance des principaux ravageurs et auxiliaires rencontrés en grandes cultures,
  • Intégration des retours d’expérience issus de ces tests,
  • Rédaction d’une synthèse, de guides techniques et de notices d’utilisation des outils,
  • Création d’un mini-site de sensibilisation pour initier à l’observation des ravageurs et surtout des auxiliaires…

Corinne Lescaudron – Chambre d’agriculture de Picardie

AuxiMOre passe les frontières !

Un an et demi déjà qu’AuxiMOre a débuté : que ce soit la création d’une base de données, la mise en place de suivis des auxiliaires, la formation des conseillers ou la communication.  Aujourd’hui, la réalisation des objectifs est en bonne voie, et la valorisation du projet  est en cours.

Déjà reconnu au niveau national, le projet AuxiMOre est  à présent référencé au niveau européen dans le Réseau européen d’apprentissage sur l’agro-biodiversité fonctionnelle (ELN-FAB).

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http://www.eln-fab.eu/?do=project&id=69&p=farmers

Ce réseau a pour objectif de favoriser les échanges de connaissances et de pratiques à travers toute l’Europe et entre agriculteurs, décideurs, entreprise et ONG, dans les thématiques suivantes :

–          L’agro-biodiversité pour une agriculture durable

–          La biodiversité et l’exploitation des terres

–          Le contrôle biologique

–          L’élevage

–          Les politiques agricoles

–          La pollinisation

–          La gestion des sols

–          La gestion de l’eau

Marie Debandt- Chambre D’agriculture de Picardie

 

Le blog : déjà 4 mois d’existence

Lancé le 3 avril dernier, notre blog se porte bien avec déjà 27 articles publiés, 70 inscriptions aux publications, 1250 visites dont 630 visiteurs uniques et 3000 pages vues.

Les visites sont bien sûr étroitement corrélées à la publication des articles. La mise en place de l’abonnement aux alertes « publication » a permis depuis mai d’inciter fortement les personnes intéressées à suivre plus assidûment  l’activité du blog.

Nous espérons maintenant que vous, lecteurs, allez prendre plus volontiers la plume et partager vos remarques et commentaires !

Nous nous réjouissons de votre implication et votre fidélité aux actualités du projet Auximore et vous en remercions.

Corinne Lescaudron – Chambre d’agriculture de Picardie

Les fiches bibliographiques ravageurs et auxiliaires à la relecture des experts

Les versions de travail des fiches bibliographiques prévues dans la tâche 1 sont désormais terminées !
Concernant les ravageurs, 22 fiches sont disponibles. Elles concernent les ravageurs majeurs des principales grandes cultures : le charançon du bourgeon terminal sur colza, la pyrale du maïs… Pour les auxiliaires, ce sont 7 groupes ou familles qui font l’objet de fiches. On y trouve des informations sur la biologie et l’écologie des ravageurs et auxiliaires, les conséquences des attaques des ravageurs et les moyens de lutte agronomique, chimique ou biologique, l’effet des éléments du paysage ou encore l’existence d’outils d’aide à la décision…

Pour leur création, je me suis appuyée sur la base de données bibliographique Access mise au point par l’ACTA et le CETU INNOPHYT, sur la synthèse bibliographique du CETU « Revue bibliographique : Etat de la présence des insectes auxiliaires en grandes cultures et méthodes de piégeage », ainsi que sur de la bibliographie extérieure. Parfois, certaines informations de la base de données étaient imprécises, ou n’étaient plus d’actualité (notamment pour l’utilisation de certains produits phytosanitaires). J’ai donc consulté d’autres sources, en grande majorité des articles rédigés par des experts appartenant aux instituts techniques agricoles, ainsi que l’index phytosanitaire ACTA 2013.

Les fiches sont désormais soumises à des experts, partenaires d’AuxiMore ou non. Elles doivent être validées avant leur diffusion car seule une faible part de toute la littérature disponible a été étudiée. Des corrections, précisions et rajouts sont donc les bienvenus.
Par exemple, j’ai déjà eu un retour pour les fiches sur les limaces et les taupins. Les remarques concernent par exemple les dégâts potentiels qui sont revus à la hausse pour les taupins, la répartition géographique selon les espèces de taupins, le seuil de nuisibilité des taupins sur maïs qui a été abaissé, le rajout de l’espèce Arion distinctus pour les limaces, l’ajout de l’orthophosphate de fer comme substance active molluscicide…

Laura Bruchon, stagiaire à l’ACTA

On a besoin de vous !

A tous les expérimentateurs de cette campagne Auximore 2013, n’oubliez pas que nous avons besoin de vous pour améliorer les protocoles et pour cela nous avons besoin de vos remarques !!

Remplissez donc le questionnaire de faisabilité qui servira de support pour votre retour d’expérience; 2 choix s’offrent à vous pour y répondre:

–          Directement en ligne

–         Imprimer la version papier et nous la renvoyer par courrier

Nous comptons sur vous !

Marie Debandt – Chambre d’agriculture de Picardie